La carte du mois : la marche à pied

La carte du mois : la marche à pied

Sébastien Doumic, coach en décarbonation et instructeur de la Fresque de la Mobilité nous donne quelques éléments de fond pour animer avec la carte Marche à pied.

Curieusement, c’est une carte qui ne génère pas beaucoup de discussions de la part des participants… Pourtant, il y a tellement de raisons de réagir !

Analysons son contenu…

L’image, d’abord. Trois hommes, en costume ou en jean. Un large passage protégé. On est en ville. Ces personnes vont travailler (ou en reviennent…).

Marcher serait donc la façon la plus simple (efficace, économique…) de se rendre à son travail ? Au-delà d’un mode de transport à redécouvrir, ne serait-ce pas le mode de transport le plus universel ?

3% des km parcourus !

Avec cette carte, nous découvrons que seulement 3% des km parcourus le sont à pied…

Logique, même si cela semble faible. Il y a un siècle et demi (1875, c’est à dire 6 générations) elle représente plus de la moitié des km parcourus !
Clairement, c’est la voiture qui est venue se substituer, même pour les courts trajets : 53% des trajets domicile-travail de moins de 2 km se font en voiture (20 minutes à pied…)

2ème mode de déplacement ?

Mais pourquoi la marche ne représente-t-elle que le 2ème mode de déplacement, qui plus est, derrière la voiture ?

Tout simplement parce que dans les trajets intermodaux, les enquêtes prennent seulement en compte le mode le plus lourd. Par exemple, pour un trajet domicile-travail en train, impliquant de se rendre à la gare à pied, puis de finir son trajet de la même manière, seul le déplacement en train sera retenu. Or la marche intervient dans 88% des déplacements intermodaux !

88% des déplacements intermodaux !

C’est aussi le premier mode de déplacement qu’on apprend (enfant) et le dernier, qu’on utilise encore lorsque le vieillissement nous interdit tous les autres. A méditer.

Marcher, c’est la santé !

« S’adonner à la marche à pied quotidiennement permet de répondre au besoin de pratiquer une activité physique régulière. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise d’ailleurs 30 minutes d’activité physique par jour pour avoir des répercussions positives sur la santé. Elle permet une réduction de la dentarité, de lobésité, et prévient les maladies cardio-vasculaires. » (Frédéric Héran)

Le maire de Pontevedra, en Espagne, médecin lui-même, l’a bien compris. Dans cette ville de 80.000 habitants, la marche est devenue en 10 ans le mode de déplacement majoritaire.

Une publicité qui marche

Les belges, qui ont de l’humour et font souvent preuve d’un solide bon sens, n’hésitent pas à faire la promotion de la marche, dans une campagne très percutante :

Références :
Collectif Mobilité
Tous à pied (Belgique)
ADMA
Le Monde
Forum des Vies Mobiles

Les véhicules intermédiaires : un levier pour décarboner la mobilité ?

Les véhicules intermédiaires : un levier pour décarboner la mobilité ?

Guillaume Bresson, consultant en mobilité durable vous propose un focus sur la nouvelle carte « Opter pour un véhicule intermédiaire ». Voici de quoi vous aider à encore mieux performer dans vos prochaines animations avec du fond et du concret sur ce levier d’action indispensable pour décarboner notre mobilité.
Vous trouverez à la fin de cet article, plusieurs ressources pour creuser le sujet.

Les véhicules intermédiaires regroupent tous les modes de déplacement individuels de moins de 600 kg qui se situent entre le vélo classique et la voiture. La catégorie se veut large, l’idée étant de proposer un vaste choix afin de répondre au besoin de mobilité de chacun de la façon la plus adaptée. Ainsi, les véhicules intermédiaires intègrent à la fois des modes actifs (nécessitant un effort musculaire) et passifs. Le tableau ci-dessous montre une synthèse des différents véhicules pouvant être qualifiés « d’intermédiaires » [1].

Quelques exemples de véhicules intermédiaires sont proposés dans l’image suivante tirée de [1].

La dénomination anglaise la plus couramment utilisée est LEV (pour Light Electric Vehicle — véhicule électrique léger). Celle-ci se différencie de l’appellation véhicules intermédiaires selon deux critères : 

1- Les LEV n’intègrent que des véhicules électriques, là où les véhicules intermédiaires peuvent n’être que musculaires par exemple (vélo pliant).

2- Les LEV intègrent les trottinettes, gyropodes ou autres monoroues électriques (micromobilité). Ces modes de déplacement sont exclus des véhicules intermédiaires, notamment au regard de leur cercle d’application limité.

Tout l’intérêt de ces véhicules intermédiaires est de proposer des solutions de mobilité plus économes aussi bien d’un point de vue énergétique, qu’au niveau des matériaux nécessaires à la fabrication (principalement le lithium, cobalt, nickel et cuivre indispensables aux batteries, voir figure ci-dessous), de la place qu’ils occupent ou du coût d’achat et d’usage, tout en offrant des co-bénéfices importants pour la santé dans le cas des modes actifs.

Nombre de véhicules produits pour une capacité de batterie de 100 kWh

Figure 2 : nombre de véhicules produits pour une capacité de batterie de 100 kWh, image tirée de [2]

« la seule électrification des automobiles est jugée insuffisante pour atteindre les objectifs de décarbonation du secteur d’ici à 2050  »

La nécessité d’une telle offre de mobilité naît du constat suivant : le poids des véhicules traditionnels ne diminue pas pour de nombreuses raisons (sécurité, design, quantité de places à bord, équipements de commodité, etc.), les rendant donc inefficaces du point de vue de la consommation en matériaux et en énergie pour l’usage qui est en fait (très essentiellement solitaire) [3]. Par ailleurs, la seule électrification des automobiles est jugée insuffisante pour atteindre les objectifs de décarbonation du secteur d’ici à 2050 [4]. Ainsi, il convient de réfléchir à de nouvelles solutions : des véhicules bien moins lourds et moins rapides, avec un confort par conséquent restreint, mais acceptable.

Si l’allègement de la masse semble être une évidence, l’abaissement de la vitesse peut questionner. Celle-ci s’explique de diverses manières. Tout d’abord, une vitesse plus faible limite le risque d’accident et la gravité de ceux-ci, ce qui autorise, en retour, à diminuer les équipements prévus pour la sécurité qui alourdissent le véhicule. Cela permet également de réduire la consommation énergétique ainsi que le bruit. Enfin, cela encourage aussi à favoriser des déplacements à proximité et peut donc participer à restreindre les distances parcourues à terme.

Afin de donner un exemple de la contribution de ces véhicules intermédiaires aux émissions de gaz à effet de serre (GES), une Renault Twizy émet 2,7 tonnes de CO2e pour sa fabrication contre 9,3 pour une Zoé. Cet avantage se retrouve également dans la consommation d’énergie (9 kWh/100 km pour une Twizy contre 16,7 pour la Zoé), du fait de son plus faible poids [4]. Une étude récente sur les LEV en Allemagne a montré que jusqu’à 44 % des émissions de GES pourraient être évitées par l’utilisation de ces véhicules d’ici à 2030. Ceux-ci pourraient se substituer à des voitures conventionnelles pour les trois quarts des trajets faits (soit la moitié des kilomètres parcourus) [5].

Les véhicules intermédiaires sont donc particulièrement pertinents là où l’utilisation d’une automobile classique est peu justifiée (autosolisme, notamment) et où les alternatives sont peu nombreuses (zones de faible à moyenne densité). Cela peut, par exemple, concerner les personnes vivant seules ou les secondes voitures des ménages pour lesquels les usages avec plusieurs personnes à bord et sur de longues distances peuvent généralement se coordonner. Ces deux catégories représentent presque la moitié du parc automobile en France [6].

Ces conditions sont importantes pour s’assurer que les véhicules intermédiaires viennent bien en substitution d’une voiture là où cela est utile et non en complément, ce qui produirait l’inverse de l’effet escompté. De tels cas ont déjà pu être observés concernant les voiturettes qui motorisent des personnes qui avant circulaient à pied ou en transport en commun [7].

« il faut également que des alternatives à la voiture sur les déplacements de longue distance existent »

Voir l’article

Dans tous les cas, pour que les véhicules intermédiaires émergent, il faut également que des alternatives à la voiture sur les déplacements de longue distance existent (train, car, covoiturage, autopartage). Au-delà de ces considérations pratiques, il convient aussi de travailler à lever les verrous qui peuvent limiter le déploiement de ces objets : le poids de la représentation sociale liée à la voiture, la complète adaptation de notre société au tout-voiture ou encore la place qu’occupe l’industrie automobile dans la structuration de l’offre [8].

Des initiatives émergent çà et là. On peut citer l’exemple de l’extrême défi de l’ADEME qui pousse à la création de ces nouvelles solutions de mobilité ou l’association In’VD (Innovation Véhicules Doux), très active en milieu rural pour promouvoir les véhicules intermédiaires. De quoi à espérer voir fleurir des véhicules en tous genres sur les routes de France.

Références

[1] A. Bigo, F. Héran et al., « Définition et typologie des véhicules intermédiaires », Transports Urbains, septembre 2022.

[2] A. Bigo, « Les véhicules intermédiaires : l’avenir de la mobilité ? », Bon Pote, avril 2023.

[3] F. Héran, A. Sivert, « L’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules individuels », Transports Urbains, septembre 2022. 

[4] L.-P. Geffray, « Impact carbone : des véhicules légers, plus ou moins lourds… en émission », Transports Urbains, septembre 2022.

[5] S. Ehrenberger et al., « Potentials of Light Electric Vehicles for Climate Protection by Substituting Passenger Car Trips », World Electric Vehicle Journal, septembre 2022.

[6] A. Bigo, « Quelle place pour les véhicules intermédiaires dans la transition énergétique des mobilités ? », Transports Urbains, septembre 2022.

[7] S. Harounyan, « Voitures sans permis : à Marseille, la jeunesse en roue libre », Libération, mai 2022.

[8] F. Héran, « Quel avenir pour les véhicules intermédiaires ? », Transports Urbains, septembre 2022.

l’Association Siel Bleu adopte la Fresque de la Mobilité

Siel Bleu est une association de l’économie Sociale et Solidaire à but non lucratif, qui déploie chaque semaine auprès de plus de 207 000 bénéficiaires à travers l’hexagone, des actions de prévention santé (en établissement, à domicile). Et parce que la santé repose sur une activité physique régulière, mais aussi sur une alimentation saine, le lien social et un environnement préservé, Siel Bleu a développé son action autour de quatre axes liés : Bien Bouger, Bien dans son Assiette, Bien Ensemble, Bien sur sa Planète. En France, ce sont 850 professionnels chargé de prévention santé qui interviennent chaque semaine. Des petites sœurs existent dans d’autres pays européens : l’Irlande, la Belgique, l’Espagne et plus récemment le Portugal et l’Allemagne.

Siel Bleu donne la possibilité à chacun, quels que soient ses capacités, son lieu de vie et sa situation financière, d’améliorer sa santé et son bien-être tout au long de sa Vie. Des engagements de responsabilité sociale et environnementale exprimés au coeur du projet et de la mission de l’association. 

Une telle mission permet de parler aussi d’une autre chose, pas si éloignée, à savoir de privilégier la mobilité douce et active afin d’allier l’exercice physique à la décarbonation de nos mobilités.

C’est dans ce contexte que l’association s’est adressée à la Fresque de la Mobilité, pour sensibiliser d’abord les salariés mais aussi et surtout l’ensemble des personnels de santé, interlocuteurs au quotidien de Siel Bleu, aux enjeux d’une mobilité décarbonée.

62 chargés de prévention ont été formés à l’animation de la Fresque de la Mobilité entre Décembre 2023 et Février 2024 dans toute la France. Aujourd’hui, le déploiement démarre avec déjà 87 ateliers et 429 personnes sensibilisées. Objectif : atteindre 15 000 personnes sensibilisées en 3 ans sur les 2400+ établissements de santé visités par les chargés de prévention Siel Bleu.

Dans chaque région et chaque département, les chargés de prévention Siel bleu peuvent intervenir dans les établissements de Santé et sensibiliser les personnels à ces enjeux majeurs.
Pour en savoir plus sur le programme : www.sielbleu.org/mobilite

Sébastien Simonneau, responsable national du programme au sein de l’association, et désormais également animateur de la Fresque de la Mobilité, nous partage son témoignage :

« La formation de plus de 60 chargés de prévention de l’Association Siel Bleu à l’animation de la fresque de la mobilité va permettre un déploiement massif durant 3 ans à de très nombreux salariés d’établissements médico-sociaux. Cela est complémentaire à d’autres actions ludiques et pratiques qui seront proposées sur le sujet de la mobilité : escape-game sur le Forfait Mobilités Durables, atelier pratique marche/vélo, atelier d’activités physiques adaptées au poste de travail, jeu de plateau sur la mobilité etc… Et pour aller plus loin, d’autres actions sont imaginées auprès des bénéficiaires accompagnés chaque semaine par l’Association Siel Bleu, en faveur d’une mobilité solidaire, inclusive et pour une qualité de vie et santé préservée ».

La Fresque de la Mobilité est très fière d’accompagner Siel Bleu dans cette formidable initiative.

Un nouveau RDV essentiel : La Mensuelle des Anims !

Un nouveau RDV essentiel :
La Mensuelle des Anims !

On fait le point les 4èmes vendredis de chaque mois de 13h à 14h30.

Vous l’attendiez, la voilà ! Nous mettons en place une rencontre mensuelle en visio pour l’ensemble de la communauté des MobiFreskers pour partager des informations d’actualité, des bonnes pratiques, pour vous aider à vous remettre en selle, et également pour vous proposer des zooms sur des sujets spécifiques (Batteries des VE, autopartage par exemple) pour que nous montions toutes et tous en compétence et avoir plus d’impact.

Notre première mensuelle sera le 24 mai 2024 à 13h.

Au programme :
Intervention de la Maison du Vélo de Lyon pour présenter le dispositif Objectif Employeur Pro-Vélo.
En quête de solutions de mobilité douce à promouvoir lors de vos animations de la Fresque de la Mobilité en entreprises, ou au grand public ? ? Venez découvrir le label et le programme Objectif Employeur Pro Vélo qui accompagne techniquement et financièrement les employeurs à promouvoir les déplacements à vélo de leurs salarié.es !

– Des infos d’actualité sur la Fresque de la Mobilité.

– Les moyens que l’on met à votre disposition pour vous lancer, relancer, poursuivre le déploiement de vos animations.

Une billetterie est à votre disposition pour les prochains évènements !

On compte sur vous !

Mobilité : l’enjeu des batteries !

Mobilité : l’enjeu des batteries !

Nicolas Vallin, expert dans les énergies pour la mobilité durable et l’un des créateurs de la Fresque de la Mobilité nous résume l’essentiel à connaître sur les batteries.
Que ce soit sur la carte La batterie ou sur la carte Voiture Electrique, c’est toujours rassurant d’avoir un socle de connaissance suffisant pour gérer les participants septiques quant à l’opportunité de la voiture électrique.

Pourquoi avons-nous besoin de batteries ?

Les transports sont aujourd’hui extrêmement dépendants des énergies fossiles, principalement du pétrole. Les émissions des transports sont par conséquent principalement (environ 75%, voir ci-dessous) dues à la combustion des carburants, lors de l’usage des véhicules.

Même avec des efforts de sobriété, par exemple sur nos besoins de mobilité ou sur le poids des véhicules, il apparait clair que la flotte de véhicules particuliers (et de camions) restera importante. En 2023, il s’est vendu environ 90 millions de véhicules particuliers dans le monde.

Electrifier les moyens de transport est donc un levier de décarbonation très puissant. Parmi les différentes solutions technologiques, l’électrification grâce au véhicule à batterie est la plus pertinente, tant sur le plan économique qu’environnemental, comme rappelé dans différents rapports de Carbone 4 ou de l’Agence Internationale de l’Energie. La maturité de ces alternatives à la voiture thermique a poussé la Commission Européenne à trancher en faveur l’interdiction de ventes de véhicules thermiques neufs à partir de 2035.

Qu’est-ce qu’une batterie ?

Une batterie permet de stocker l’énergie électrique, lors de la charge, puis de restituer cette énergie électrique, lors de la décharge, en inversant la réaction électrochimique. L’électricité redistribuée permet ainsi d’alimenter un moteur électrique. Une batterie est principalement constituée :
– d’une cathode (l’électrode +),
– d’une anode (l’électrode -),
– d’un électrolyte qui permet le passage des ions d’une électrode à l’autre, et donc de générer le courant électrique,
– d’un séparateur qui permet de laisser passer les ions et d’éviter les courts-circuits,
– de collecteurs de courants sur chaque électrode

A chaque charge, les ions passent d’une électrode à l’autre grâce à un courant électrique. A la décharge, les ions font le chemin inverse, et créent un courant électrique. Chaque passage détériore la structure des matériaux, ce qui peut causer des courts circuits et/ou des emballements thermiques, et ce qui impacte sa durée de vie. On parle de vieillissement de la batterie. La performance, et notamment la capacité de stockage de la batterie (et donc l’autonomie du véhicule) est fortement dépendante des matériaux utilisés, ce qui catégorise des familles de technologies de batteries : Li-NMC pour Lithium-ion Nickel Manganèse Cobalt, LFP pour Lithium Fer Phosphate, Na-ion pour les batteries au Sodium, ou encore ASSB pour les batteries « tout-solide » (à électrolyte solide).

Toute la difficulté est donc de trouver la bonne formule chimique, qui soit le bon compromis entre durabilité, performance, sécurité, coût et empreinte environnementale.

Note : Contrairement à une idée reçue largement répandue, les batteries ne comportent pas de terres rares. Elles sont en revanche principalement composées de matériaux dits « critiques », comme le lithium, le nickel ou le cuivre, dont l’augmentation du besoin crée une tension forte sur les chaînes d’approvisionnement.

Où et comment les fabrique-t-on ?

En plus de l’innovation, l’autre grand enjeu de la filière est de produire ces batteries en grande quantité, localement et en réduisant l’impact environnemental de la production. Ces enjeux ont poussé les constructeurs automobiles à investir massivement (1.200 milliards d’ici 2030) pour sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement, maîtriser de mieux en mieux les technologies nécessaires à l’industrialisation des batteries, et pour continuer les efforts de décarbonation sur la production elle-même.

Sur ce sujet, un des principaux leviers est de produire les batteries avec de l’électricité bas carbone. En 2023, environ 70% des batteries étaient produites en Asie (principalement en Chine). Les autres principaux pays producteurs sont la Pologne et les Etats-Unis avec environ 6% chacun.

Localiser la production en France/Europe dans des pays au mix électrique bas carbone permettra donc de réduire fortement l’empreinte environnementale de la production de batteries. L’autre levier est d’innover à chaque étape du procédé de fabrication, qui reste complexe et énergivore. Le développement d’une filière batterie locale et performante, facilité par la Commission Européenne, sera donc un atout majeur pour la décarbonation des transports.

Quels enjeux pour le futur ?

L’enjeu principal de ces prochaines années est sans doute de continuer à faire baisser le coût des batteries, qui représentent encore 30 à 40% du prix total du véhicule électrique.

Il faudra également veiller à ce que la réduction du prix ne soit pas « compensée » par la prise de masse des véhicules, pour accroitre l’autonomie, ou ajouter des options « gadget ».

Les économies d’échelles à la production ainsi que le développement de cellules et packs batteries optimisés, permettant d’améliorer la densité énergétique (et donc l’autonomie du véhicule à masse constante), seront déterminants pour réduire la différence de prix d’achat entre les véhicules électriques et les véhicules thermiques. Les nouvelles technologies, comme les batteries au sodium, permettront également de développer des modes alternatifs durables, comme les véhicules intermédiaires, grâce à leur moindre dépendance aux métaux critiques, à leur faible coût, et à leur potentiel élevé de circularité.

Il faudra également veiller à établir des chaînes de valeur durables, grâce notamment à la nouvelle réglementation européenne et au Battery Passport, pour ne pas remplacer une dépendance aux énergies fossiles par une dépendance aux métaux critiques. L’opportunité de bâtir une filière à haut niveau de traçabilité et de circularité est unique, les acteurs de la filière ont toutes les cartes en main pour atteindre leurs objectifs ambitieux de décarbonation.

Enfin, le développement d’une filière batterie permettra en partie de limiter les pertes d’emploi dans le secteur automobile qui est déjà fortement impacté par la transition.

En conclusion, il s’agira de trouver les bons compromis entre acceptation par le grand public du véhicule électrique (utilisation différente, ouverture de mines de métaux en Europe), performance industrielle et compétitivité de la filière (emploi, innovation et subventions), et maitrise de l’empreinte environnementale (sobriété, durabilité, circularité).

Note : Contrairement à une idée reçue largement répandue, les batteries Li-ion sont recyclables, avec un potentiel de récupération des métaux critiques à hauteur de plus de 90%. Lorsque les volumes de métaux à traiter le justifieront, il s’agira de construire une filière de collecte et de recyclage locale.

Deux nouvelles fresques chez les Shifters !

Deux nouvelles fresques chez les Shifters !

Ce printemps voit éclore deux nouvelles fresques créées par des Shifters : la Fresque de la Transition Énergétique, et la Fresque du Fret .

La Fresque de la Transition Énergétique

Pendant la Fresque de la Transition Énergétique on comprend les grandes composantes du cadre de ce qu’on appelle la ”transition énergétique” et les leviers d’action pour décarboner le système énergétique français.

Initiée en juillet 2023, la conception de l’atelier a mobilisé un groupe de Shifters experts des questions d’énergie bien sûr, et aussi des experts de l’ingénierie pédagogique, et même l’un des animateurs historiques de la Fresque de la Mobilité 😉

Dans la 1ère partie, les participants mettent à jour les éléments du cadre de la transition (physique, socio-économique et géopolitique) et identifient les liens entre ces contraintes.

La 2ème partie s’intéresse aux leviers de la transformation, avec un focus sur les leviers ‘systémiques’ qui permettent de démultiplier l’efficacité des autres leviers.

La dernière séquence transmet les clés pour décrypter un scénario de prospective. Les premiers tests mettent en évidence la force de cet atelier pour acquérir une vision globale et systémique du sujet.

L’équipe continue à améliorer le volet pédagogique de cette première version, pour rendre cette fresque accessible à un public plus néophyte. Pour ça elle a besoin de testeurs notamment en organisant des ateliers auprès de collaborateurs d’entreprise (gratuits pendant cette phase de test). Si vous souhaitez proposer un tel atelier, contactez l’équipe !

Contact : contact@fresque-te.com

La Fresque du Fret

Quant à la Fresque du Fret, initiée en … 2021, elle voit enfin le jour ! Partant du constat que les consommateurs n’ont que relativement peu de leviers d’action pour décarboner les chaînes d’approvisionnement, elle est destinée en priorité aux professionnels d’une entreprise. Réunissant les décideurs impliqués dans les choix de transport de marchandises, l’atelier, d’une durée de 2H, permet d’imaginer des solutions adaptées en intégrant les contraintes de tous les départements de l’entreprise, après, bien sûr, une séquence de découverte des ordres de grandeur du secteur.

Co-créée par The Sifters et l’entreprise  Ovrsea, l’atelier fait ses premiers pas auprès des entreprises grâce à un petit nombre d’animateurs pro ayant une connaissance du secteur du fret.

N’hésitez pas si votre entreprise est intéressée de solliciter les Shifters !
Contact : charles.dubouix@gmail.com  

La Fresque de la Mobilité à l’école.

La Fresque de la Mobilité à l’école.

Que ce soit avec la Fresque Kids, adaptée au jeune public (dès le CM1) ou avec la Fresque Grand Public, la Fresque de la Mobilité est de plus en plus présente sur les bancs de l’école. Valéry Pernot nous présente quelques évènements récents ainsi que 5 nouveaux personas Kids.

Mega Fresque Kids dans un collège : 133 élèves de 4ème !

Trois supers animateurs de la Fresque de la Mobilité Kids ont pu fresquer 5 classes de 4ème le mois dernier dans le collège de Sablé sur Sartre en Pays de Loire ! Ces fresques s’inscrivaient dans un projet pédagogique au niveau de l’établissement.

Claire de Saumur, Emilie Reboul et Yohann Desalle ont pris beaucoup de plaisir à animer dans ce contexte et ont hâte de recommencer !
Les messages de la fresque sont bien passés et ont soulevé de nombreuses questions, quelques exemples ci-dessous :
– Le pétrole est à remplacer par l’électricité moins carbonée.
– Mieux vaut marcher ou faire du vélo sur les courtes distances.
– L’avion fait toujours rêver mais le train c’est quand même plus agréable.
– Combien de personnes prennent l’avion en France et dans le monde ?

Forcément, sur un dispositif de cette taille, nous avons noté des pistes de réflexion ou d’amélioration:
– Les stickers et les ordres de grandeurs sont top !
– Certaines cartes à revoir ou à tester dans un autre ordre.

Plusieurs ateliers à l’école d’ingénieur CentraleSupélec.

Sollicitée par CentraleSupélec, la Fresque de la Mobilité a contribué à une séquence d’un projet en informatique dont l’objectif était de modéliser les déplacements sur le plateau de Saclay.
Une trentaine d’étudiants et plusieurs professeurs ont participé à notre atelier qui a pu être une source d’inspiration pour leurs études. Comme toujours, la qualité des données et le fun des profils ont été plébiscités.

Fête des Lycées Éco-Responsables franciliens

Le 3 mai 2024 se déroulera la Fête des Lycées Éco-Responsables au siège de la Région Île-de-France, à Saint-Ouen. Plus de 200 lycéens, des enseignants, des agents et des personnels des lycées se réuniront pour célébrer le dispositif régional dédié à la transition écologique dans les lycées publics franciliens. La Fresque de la Mobilité présentera la version Quizz pour la deuxième année consécutive.

Formation d’enseignants des collèges du Val d’Oise.

Cette année encore, une douzaine d’enseignants des collèges du Val d’Oise ont été formés à la Fresque Kids pour organiser des ateliers avec leurs classes.

Des Fresques Kids dans les écoles primaires.

Crédit Photo : Emilie DESCATOIRE – www.coopop.fr

Depuis le mois de septembre 2023, plusieurs ateliers enfants se sont déroulés dans les écoles, avec des retours des enseignants et des enfants très positifs.

Lors des Fresques Kids, nous pouvons prévoir une phase de créativité. Ci-dessus, une fresque de la rue « idéale » lors d’un atelier à Lille.

Le dessin est en effet un excellent moyen pour travailler sur les émotions et réfléchir. Il est même possible d’imaginer d’autres cartes leviers que les enfants peuvent dessiner, l’ambition et la créativité n’ont pas de limite !!!

De nouveaux profils sont disponibles pour la Fresque Kids

Plusieurs nouveaux profils, situés en Île-de-France, ont rejoint Félix, Mina, Lola et Robin dans les personas de jeunes à coacher.

Rayan – 0.7 tonne de CO2 pour sa mobilité.
Va au collège et aux entraînements de foot en vélo. Très sportif, se déplace le reste du temps à pied, à skate ou en vélo.

Mina – 1.1 tonne de CO2 pour sa mobilité.
Mina est en troisième. Elle se déplace à pied et en métro à Saint-Denis et Paris.
Elle est impatiente de son voyage scolaire à Naples et de ses vacances au
Portugal

Pierre – 4.7 tonnes de CO2 pour sa mobilité.
Va au lycée de Brie-Comte-Robert en voiture, déposé par son papa.
Fan de musique et de jeux vidéos, Pierre rejoint ses amis en transports en
commun ou en voiture.

Lyna – 1.9 tonnes pour sa mobilité.
Lyna, va au Lycée en BTS à Cergy et à son stage avec la voiture de ses parents.
Elle retrouve aussi régulièrement son copain à Orléans.

Lola, Mina et Robin ont déménagé à Paris – 2.3 tonnes de CO2 pour leur mobilité.
Lola, Mina et Robin, 17 ans, sont trois supers copains inséparables.
Ils sont lycéens en terminale à Paris dans le 17e arrondissement

Revue de Presse de la Mobilité

Par Célia Corneil, experte en mobilités durables.

Pass Rail, ça s’en va et ça revient…

On vous en parlait dans une newsletter précédente, le gourvernement a annoncé en septembre dernier la mise en place d’un dispositif similaire à celui du pass unique à 49 euros/mois déployé en Allemagne : un billet de train servant à voyager sans limite sur le réseau ferré Intercités et TER, quel que soit son âge.  Le ministre des Transports avait précisé que ce pass pourrait aussi fonctionner sur les réseaux de transports e commun des grandes villes françaises.

Finalement…

Le pass rail pour tous devient un pass rail estival réservé aux jeunes, annonce le Ministère des Transports. Un dispositif qui existait en 2020 et 2021, avait trouvé son public, mais avait été abandonné à la suite d’une concertation avec les Régions. Pour une analyse de ce dispositif, nous vous conseillons l’article de J. Codelfy Pourquoi le Pass rail en France est une mauvaise réponse à une bonne question

Une analyse qui pointe : 

👉🏻 l’enjeu de la capacité du réseau ferroviaire français : aujourd’hui déjà saturé au niveau des nœuds dans les agglomérations. L’infrastructure nécessite de gros travaux de régénération qui demande du temps et des investissements financiers. Le Pass Rail mettra plus de monde dans les trains, sans résoudre cet enjeu et en proposant des qualités de service à bord forcément médiocre, du fait de la saturation des lignes. 

👉🏻 Un dispositif coûteux qui ne répondrait pas aux besoins de déplacements du quotidien. Un titre unique avantagerait les long commuters, une minorité de personnes réalisant régulièrement des trajets de plus de 100 kms. 

👉🏻 Une mesure qui ne répond pas aux souhaits des Français, qui positionne comme enjeu n°1 la qualité et la fréquence de l’offre en TC, avant la question tarifaire.

Les solutions proposées par l’auteur

💡 Optimiser les recettes afin de créer un choc de l’offre de transports en commun, en particulier sur le périurbain et les villes moyennes. 

💡 La tarification à l’usage et au quotient familial pour favoriser le report modal face au constat que “Les calculs de coût global montrent que le voyageur non abonné des transports en commun est toujours perdant face à la voiture que ce soit pour les transports urbains ou les TER. Cela signifie que pour ceux ne se déplaçant pas tous les jours – les temps partiels, les télétravailleurs, les multi-employeurs, … – les tarifs abonnés ne sont pas intéressants et les tarifs au ticket trop coûteux. Ceci incite les revenus faibles non éligibles aux tarifs sociaux à utiliser la voiture… ou à frauder les transports publics.”

Sur la question du report modal de la voiture vers le vélo et les transports en commun, nous vous conseillons le webinaire très intéressant de l’Union routière de France : Replay du webinaire du 10 novembre « Le report modal de la voiture vers le vélo et les transports en commun : mythes et réalités » – Union Routière de France (unionroutiere.fr)

Découvrir que : 

  • le phénomène de substitution des modes entre eux n’est pas au RDV mais que les offres modales s’additionnent, en complémentarité, ce qui ne provoquent pas re report modal
  • Si les réseaux de transports en commun ont été nettement améliorés dans les centres, les périphéries des villes en sont les grandes oubliées. L’enjeu des dix prochaines années va se porter sur la capacité à offrir un nouveau partage de la voirie dans ces franges : vélo, TC, covoiturage.


SERM, du rail à l’offre multimodale

Alors déjà qu’est ce que c’est ? le SERM, “Service Express Régionaux Métropolitains” a été annoncé fin 2022 par le gouvernement comme l’idée de développer un réseau de RER métropolitains. Plusieurs grandes villes sont pressenties : Lille, Lyon, Grenoble, Marseille, Rennes, Rouen ou encore Strasbourg et Bordeaux. 

Fin décembre 2023, la loi relative aux services express régionaux métropolitains (SERM) est promulguée. 

Que contient-elle désormais ? 

👉🏻 de l’offre ferroviaire à l’offre multimodale de services de transports : la mobilisation des acteurs de la mobilité (vélo, covoiturage…) a payé, un SERM comprendra obligatoirement : 

  • Une offre ferroviaire renforcée;
  • Une offre de cars express à haut niveau de service;
  • Des réseaux cyclables;
  • Pourra aussi inclure : des services de transport fluvial, de covoiturage, d’autopartage.

Les premières labellisations de SERM auront lieu début 2024 et une conférence sur leur financement est attendue pour mi 2024. A suivre… 

Pour plus d’infos : Le Livre Blanc des SERM, publié par la Direction Générale des infrastructures, des transports et des mobilités, la Société des grands projets et SCNF Réseau.

Des ZFE de moins en moins nombreuses, bonne ou mauvaise nouvelle ? 

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE), mise en place dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités (LOM) en 2019, visait à mettre en place des périmètres interdisant la circulation en ville de certains véhicules motorisés, autour de 11 agglomérations. En juillet 2023, le Comité ministériel sur la qualité de l’air avait réduit ce nombre à 5 agglomérations : Aix-Marseille, Lyon, Paris et la métropole du Grand Paris, Rouen et Strasbourg. Elles ne sont désormais plus que 2 concernées : Paris et Lyon. 

Pourquoi ? 

La mise en place d’une ZFE sur un territoire s’appuie sur l’analyse de la qualité de l’air : taux dioxyde d’azote (NO2), le taux de particules fines PM10 et PM2,5. Les valeurs sont en progression dans l’ensemble des territoires à l’exception de Paris et Lyon où elles continuent à dépasser les seuils règlementaires fixés par les normes européennes. Mais voilà : les normes européennes sont plus tolérantes que celles fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Il semble donc qu’il faille se réjouir d’une qualité de l’air en constante amélioration. Cependant, ce rétropédalage sur les ZFE marque surtout la difficulté de mise en œuvre des ZFE et la difficile acceptabilité des mesures.  Ce sont donc des mesures d’accompagnement au report modal de la voiture autosoliste vers d’autres solutions qui sont donc nécessaires, et ce, pour toutes les classes sociales en particulier les plus précaires. A ce sujet, aucune annonce à ce jour… 

Une image contenant carte, capture d’écran, texte, diagramme

Description générée automatiquement
Déploiement des zones à faibles émissions (ZFE) (Mars 2024)
Sources : Métropoles concernées, Ministère de la Transition écologique

Transition juste des mobilités

Transition juste des mobilités

Aurélien Bigo a abordé cette semaine la mobilité durable sous l’angle des inégalités et de la justice sociale. Analyse de Valéry Pernot.

13,3 millions de citoyens français se trouvent dans une situation de précarité liée à la mobilité. Des solutions existent ou pourraient être tentées : gratuité des transports, tarification différenciée, covoiturage, services express régionaux métropolitains, mais aussi écoconduite, vélo …

Les inégalités dans l’accès à la mobilité

Les inégalités dans l’accès à la mobilité sont peuvent avoir de multiples facettes : revenus, équipements des territoires, genre, âge, santé et capacités physiques…

Dès que l’on s’éloigne du cœur des villes et des transports en commun, le dénominateur commun de ces inégalités est la voiture avec les dépenses contraintes qui lui sont liées : carburant, entretien, assurance, remplacement du véhicule …

Source : Freepik

Rappelons que la voiture consomme beaucoup de ressources et représente 17% des émissions de GES en France.

La prédominance de la voiture apparaît ainsi comme un facteur commun aux enjeux sociaux et environnementaux des mobilités.

Les inégalités dans l’exposition aux impacts environnementaux, sociaux ou sanitaires des mobilités

Les populations précaires qui vivent au bord d’un périphérique ou d’une autoroute seront plus exposées aux pollutions sonores et de l’air (particules fines).

Source Freepik
Air pollution poster with different molecules illustration

Les personnes à mobilité réduite ou très âgées seront plus vulnérables aux accidents.

Les conséquences du changement climatique touchent davantage les populations défavorisées, alors qu’elles y contribuent moins.

Les inégalités dans les émissions des transports

Alors qu’en France, l’empreinte transport moyenne est de 2 tCO2e par personne, la médiane est à 1,4 tonne, ce qui correspond aussi à peu près à l’objectif fixé pour 2030 (-30 % sur la mobilité). Donc environ la moitié de la population est déjà sous l’objectif cible de 2030, notamment parmi les moins aisés.

Pour que la transition écologique soit acceptée largement, les efforts devront être plus justement partagés.

Source : Freepik
Les inégalités dans les capacités d’adaptation aux politiques de transition

Les nouvelles réglementations (ZFE, limitation des parkings en ville, taxe carbone…) peuvent accentuer notamment les inégalités liées à la voiture. Accompagner les plus précaires dans ce contexte est encore plus nécessaire.

https://www.ecologie.gouv.fr/
Des leviers d’actions pour décarboner cohérents avec la justice sociale.
Equation de Kaya adaptée à la mobilité par Aurélien Bigo.

Vous pouvez consulter le post linkedin d’Aurélien Bigo et le colloque en vidéo (20 min de vidéo à 1h28).

Les bons conseils de nos animateurs # 5 !

Les bons conseils de nos animateurs # 5 !

Planifier, communiquer, anticiper

Vous avez identifié un chouette lieu pour une fresque puis vous avez proposé une session via la billetterie ou vous avez identifié seul(e) les participants.
Vous êtes au taquet : cartes & plateau de jeu impeccables, chiffres clés et cartes révisés ! Vous êtes impatient(e) d’animer une Fresque de la Mobilité !

Voici le jour J, et paf : il manque la moitié des participants ou une partie d’entre eux a annulé au dernier moment ou pire, votre session n’a pas fait le plein et vous devez annuler… Déception, tristesse, rage et doute vous envahissent : « Damned, mais pourquoi, y’a personne !? »

C’est vrai qu’entre la planification de l’événement et la date, de longues semaines se sont écoulées, des participants ont vu leur planning évoluer et n’ont pas pensé à vous prévenir pour se faire remplacer ou tout simplement ils ont oublié.

Vous avez le même risque pour vos fresques en distanciel sur Mural. Voici quelques conseils pour limiter le nombre de « no show ».

1 – Communiquer en amont et régulièrement avec vos participants

Informez au plus tôt les participants de leur réservation, reprécisez
la date,
l’horaire d’accueil et de démarrage de l’atelier,
le lieu, et si possible le moyen le plus pratique pour s’y rendre.

Si le délai entre votre annonce et le jour J est important (+ 1 mois), envoyez un email la semaine précédant l’événement.

Envoyez systématiquement un email 2 à 3 jours avant et un autre email la veille ou le matin de votre fresque. Ces communications vous prendront quelques minutes, mais vous pourrez vous retourner pour trouver de nouveaux participants en cas d’annulation et limiter le risque d’oubli.

Crédit image : Freepik
2 – Communiquer sur différents canaux

N’hésitez pas à publier votre offre d’atelier sur la billetterie, sur les réseaux sociaux ou sur Slack, parlez-en autour de vous !
L’équipe de la billetterie est super efficace et vous aidera à maximiser vos chances de faire le plein.

3 – Soyez précis et concis dans votre communication

Utilisez les émoticônes, les pictogrammes, limitez le nombre de mots, faites des phrases courtes. Attention à bien mettre à jour le titre de votre email, d’attacher la pièce jointe… Rien de bien sorcier, mais toute communication hasardeuse pourra créer une confusion et vous risquez de perdre du monde.

Bonnes fresques !